Et si la génération Internet réinventait le travail ?

Dans leur livre Wikinomics, Don Tapscott et Anthony D. Williams parlent de la « génération internet » et de ses attentes vis-à-vis de l’entreprise.

Tout d’abord, petite mise au point : Qu’est-ce que la génération internet ?

« Génération née entre 1977 et 1996, elle dépasse numériquement les baby-boomers. C’est la première génération a avoir grandi à l’heure numérique. »

Bien que née à peine un peu trop tôt pour en faire officiellement partie, je me considère néanmoins comme membre à part entière de cette génération web. Si je ne suis pas née avec, j’ai fini mes études et commencer à travailler avec Internet.

Voici quelques caractéristiques de cette génération, telle que la définissent les deux auteurs :

  • « Alors que leurs parents étaient des consommateurs passifs des médias, ils sont, eux, des créateurs de contenus affamés d’interaction. »
  • Ces jeunes ont un grand esprit critique car habitués à trier très vite l’information qu’ils découvrent sur le web.
  • Les réseaux sociaux ou réseautage sont leur principal mode opératoire.
  • Inondée d’informations, cette génération s’appuie sur le bouche-à-oreille et la réputation de tel ou tel pour se construire sa propre opinion. Une opinion que le monde du marketing a intérêt à suivre de près tout en sachant qu’elle peut lui être totalement incontrolable.

 

Comment l’entreprise réagit-elle face à la génération Internet ?

Face à cette nouvelle génération branchée sur le web, l’entreprise doit s’adapter. Non seulement pour satisfaire ses besoins mais aussi pour les séduire et les capter dans ses propres rangs.

La génération Internet a une conception du travail particulière qui oblige l’entreprise à revoir non seulement ses méthodes et critères de recrutement, mais aussi les conditions ou plutôt les outils de travail qu’elle se doit de mettre à sa disposition.

Cette génération-là a des exigences très fortes vis-à-vis de l’entreprise.

J’ai la ferme impression que nous sommes à un tournant du management des ressources humaines dans l’entreprise. Aujourd’hui, le jeune qui postule à un poste sait exactement ce qu’il recherche. Et entre deux postes, il choisira l’entreprise la plus « connectée », la plus branchée nouvelles technologies, celle qui lui donnera la possiblité de réseauter, de tenir son blog ou de participer à un projet wiki pendant ses heures de travail (dans la limite du raisonnable s’entend). A l’entreprise de fixer ses conditions, mais elle a tout à gagner de laisser ses collaborateurs mener un projet personnel en son sein.

Un des plus bels exemples à l’heure actuelle nous est donné par Google qui incite ses salariés à consacrer 20 % de leur temps de travail à des projets personnels, qui ne sont pas forcément liés à leurs missions professionnelles. Et certains projets personnels aboutissent ainsi à des applications concrètes pour Google. Pour le géant américain, l’équation est simple : l’épanouissement du salarié amène une plus grande richesse pour l’entreprise.

 La culture du travail est donc en train de changer.

« … la génération Internet a une éthique du travail qui lui donne une longueur d’avance en matière d’innovation. (…) Tout porte à penser que cette génération exigera un environnement de travail collégial qui lui permette d’équilibrer vie professionnelle et vie privée et, surtout qui valorise le jeu. »

Don Tapscott et Anthony D. Williams  estiment que « … les entreprises capables de s’adapter à ses nouvelles exigences s’attacheront une formidable source d’avantage concurentiel et d’innovation. Celles qui n’y parviendront pas seront dépassées et, incapables de rajeunir leurs équipes, elles assisteront impuissantes à la fuite de la génération Internet vers de nouveaux horizons. »

C’est ainsi le monde de l’entreprise dans son ensemble qui doit évoluer. L’entreprise doit comprendre l’intérêt de se doter des outils du web 2.0, non seulement pour capter les meilleurs profils mais aussi pour le développement même de son activité. Ainsi les réseaux sociaux, terrains de jeu favoris de la génération Internet comme le remarquent Don Tapscott et Anthony D. Williams, font partie des nouveaux outils de travail. Il serait faux de n’y voir que divertissement et distraction. Les réseaux sociaux, les blogs ou les wikis sont autant d’outils permettant d’échanger et donc de capter une nouvelle clientèle, de nouveaux marchés, de découvrir des usages différents de ses produits, d’innover donc et de faire du business.

« L’entreprise intelligente (…) trouvera des moyens créatifs pour motiver les jeunes à participer au développement des produits et à leur distribution.

L’occasion d’amener la génération Internet (et d’autres clients) à participer à l’entreprise comme cocréateurs de valeur représente peut-être le moteur de changement et d’innovation le plus durable et le plus exaltant que le monde des affaires ait jamais connu. »

Les entreprises qui perdureront sont les entreprises qui accepteront de s’ouvrir sur le monde, nous disent Don Tapscott et Anthony D. Williams dans leur ouvrage Wikinomics. « Collaborer ou périr », c’est la seul alternative qui s’offre à l’entreprise de demain. Sa survie ou tout du moins le développement de son activité passe donc aussi par une remise en cause de sa façon de travailler et des outils qu’elle est capable de proposer à la génération Internet.

À propos Fabienne
Journaliste / Community manager. Passionnée de web, de médias sociaux et de nouvelles technos.

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