Twitter, les marques et moi

Régulièrement, sur Twitter, je découvre parmi mes nouveaux followers des marques et des sociétés qui, pour certaines, me laissent perplexe tant leur activité ou leurs produits sont loin de mes préoccupations. Et je m’interroge donc sur leurs critères de sélection.

  • Le sexe, l’âge, la localisation géographique et, plus judicieusement à mon sens, l’activité professionnelle peuvent constituer un de ces critères.
  • Je m’aperçois aussi régulièrement qu’un seul tweet comportant un mot ou un lien vers un article traitant d’un sujet particulier suffit à me ramener un follower que je qualifierai d' »intéressé » au sens économique du terme.  
  • Enfin, je récupère certains followers, je ne sais absolument pas comment, n’ayant jamais abordé d’une façon ou d’une autre leur secteur d’activité.

Je parle assez peu de ma vie privée sur les réseaux sociaux et même si, par certains recoupements, on peut deviner telle ou telle chose, neuf fois sur dix le follower « intéressé » ne représente pour moi aucun intérêt. 

Quelques exemples parmi mes derniers followers « intéressés » : le magazine de la voiture électrique, lentilles-online.net, Technidog.com (le store en ligne pour faire plaisir à votre chien) ou encore, bien que ce ne soit pas une entreprise, Collectif OLP (pour un accès des filles à tous les internats de prépa). 

Qu’ils sachent donc que je n’ai nullement l’intention, jusqu’à nouvel ordre, d’acheter une voiture électrique, de porter des lentilles, d’acquérir un chien (je ne supporte pas les animaux domestiques) ou de reprendre mes études.

Certes, tout le monde aura par exemple remarqué que sur la photo de mon profil je porte des lunettes de soleil. En surfant un peu sur le web, on découvrira aussi, c’est pas un scoop, que je porte des lunettes tout court. Bien jouer donc pour lentilles-online. Follower tous les twittos qui portent des lunettes est une stratégie comme une autre (ou plutôt un critère comme un autre) qui peut se discuter. Toutefois si lentilles-online souhaite ne plus me follower, je ne lui en voudrai pas (tout comme les trois autres cités plus haut).

Quel intérêt pour ces marques de cibler tout azimuts ? Ont-elles contruit une vraie stratégie de réseau social ? ou dupliquent-elles sur le net leurs pratiques de publipostage et de mailing ? Qu’attendent-elles des réseaux sociaux ?

J’en profite au passage pour remercier tous mes autres followers, et notamment les entreprises de presse, les agences de communication et relations publiques, les acteurs du numérique et autres sociétés oeuvrant dans les NTIC et tous les passionnés du net comme moi qui ont envie de partager sur Twitter leurs découvertes et leur expérience.

Réseaux sociaux : les entreprises s’y mettent !… doucement

Il ne se passe quasiment pas un mois sans un sondage ou une étude sur l’utilisation des réseaux sociaux par les entreprises. Si, d’un sondage à l’autre, les chiffres diffèrent, dans l’ensemble on ne peut que constater les réticences (voire l’ignorance) des entreprises vis-à-vis des réseaux sociaux. Petit résumé des dernières enquêtes publiées.

– Une des dernières études en date est celle du cabinet Gartner (relayée par l’article de 01net) qui démontre que peu d’entreprises utilisent les réseaux sociaux dans leurs démarches de recrutement. Gartner tire même la sonnette d’alarme. Il y a en quelque sorte urgence : la maitrise de ces outils sera de plus en plus indispensable pour recruter les compétences de demain.

– Une enquête menée par le cabinet Aquent et mentionnée par le Journal du Net montre que les salariés sont beaucoup plus familiers des réseaux sociaux que leurs employeurs.

Ainsi un tiers des salariés utilisent les réseaux sociaux dans leur recherche d’emploi, alors que les recruteurs ne sont que 13 %. Ils sont par contre beaucoup plus nombreux (côté employeurs et côté candidats) à utiliser les jobs boards, ces sites de dépose d’offres d’emploi et de CV.

Une bonne nouvelle donc, c’est que les entreprises ont compris qu’une partie de leur démarche de recrutement passait nécessairement par le net.

Rappelons qu’il y a réseaux sociaux et réseaux sociaux. Je veux dire par là que les réseaux sociaux professionnels sont par définition beaucoup plus adaptés aux échanges professionnels, à la recherche de talents, de compétences ou d’opportunités de carrières. Sur Viadeo (ou Linkedin) par exemple tout le monde peut consulter votre profil (à condition d’être inscrit, encore que), même vos non-encore-amis (vos amis ne s’appellent d’ailleurs pas comme cela puisqu’il s’agit aussi et avant tout de connaissances professionnelles. Le terme contact est donc beaucoup plus approprié).

Des usages multiples

Attention cependant, l’intérêt des réseaux sociaux pour les entreprises est loin de se limiter au seul recrutement, même si c’est souvent l’un des critères les plus étudiés par les sondages. Les réseaux sociaux peuvent être un moyen pour l’entreprise de faire tout simplement du business. Entretenir les relations avec ses clients, ses fournisseurs, trouver de nouveaux partenaires, échanger avec d’autres professionnels du secteur…

– Une autre étude (relatée par le JdN) menée par le cabinet Coleman Parkes Research révèle une nouvelle fois que les entreprises ne sont pas encore prêtes à intégrer les réseaux sociaux. Et pourtant :

« 75% des personnes interrogées reconnaissent que les réseaux sociaux entreront malgré tout dans l’entreprise si cette dernière n’adoptait pas une stratégie proactive, » relate le JdN. « Et 60% conviennent que le social networking constitue la prochaine étape en matière de travail collaboratif. »
L’étude du cabinet Coleman Parkes Research montre que parmi les entreprises déjà familiarisées avec les réseaux sociaux, « deux tiers constatent des améliorations de la satisfaction clients et 64% perçoivent la bonification de leur réputation sur le marché. Enfin deux entreprises sur cinq déclarent enregistrer une croissance des ventes associée à l’adoption de ces nouvelles formes de médias. »
 
La preuve qu’il est grand temps pour les entreprises d’adopter une nouvelle attitude vis-à-vis des réseaux sociaux.

1 entreprise sur 5 censure les réseaux sociaux

Lu cette semaine sur le Journal du net : 1 entreprise européenne sur 5 censure les réseaux sociaux.

Je trouve cela complètement aberrant. Ces entreprises-là n’ont rien compris au monde d’aujourd’hui.

Cela me fait penser à cette entreprise que j’ai interviewée cette semaine à propos de ses méthodes de recrutement. Alors oui, elle utilise à fond les CVthèques des job boards et c’est même l’une de ses principales sources pour dénicher le bon candidat.

A la question de savoir si elle vérifiait la réputation des candidats sur le net avant de les embaucher, la DRH m’a répondu « oui, jusqu’à dernièrement je regardais sur Facebook le profil des candidats, mais depuis quelques temps on nous a coupé l’accès à ce réseau social ». Alors c’est peut-être une bonne nouvelle pour les futurs candidats… ou pas, pour celui qui arrivait à se distinguer grâce à Facebook. ;-)

Heureusement, j’ai eu un autre témoignage d’une grande SSII qui diffuse ses offres d’emploi via les profils de ses collaborateurs présents sur Facebook. Et elle encourage fortement l’e-cooptation sur Facebook.

Le recrutement n’est pas l’unique intérêt des réseaux sociaux pour l’entreprise.

J’ai eu l’occasion dans un précédent billet de parler de la conférence de Dominique Turcq sur les réseaux sociaux, conférence où il indiquait justement les retours sur investissement que permettait l’usage des réseaux sociaux.

Dans leur ouvrage, Wikinomics, Don Tapscott et Anthony Wiliams évoquent également à plusieurs reprises comment les réseaux sociaux, et plus largement d’ailleurs l’échange d’informations, sont la clé du succès dans l’économie du savoir. Et puis la génération Y, celle qui est née avec le web, est très attentive aux outils que met à sa disposition son employeur. Entre deux entreprises, elle choisira celle qui lui laisse l’accès à ses réseaux sociaux préférés.

Non seulement il est absurde de censurer les réseaux sociaux mais l’entreprise doit encourager ses collaborateurs à s’y inscrire et à les utiliser. Elle a tout à y gagner.

Les réseaux sociaux et l’entreprise (2)

Après le point fait par Dominique Turcq sur les réseaux sociaux, suite de sa conférence sur le thème :“Réseaux sociaux et entreprise : quels enjeux ?, quelles implications pour le management ?”

 

 

L’entreprise ou la télé en noir et blanc.

Aujourd’hui, on peut comparer l’entreprise à un poste de télévision en noir et blanc où il n’y aurait qu’une seule chaîne et sans télécommande.

Les réseaux constituent l’une des solutions pour que l’entreprise intègre la couleur.

Pour un chef d’entreprise, toute nouvelle technologie doit supposer un retour sur investissement.

Dans le cas des réseaux sociaux, le ROI est multiple :

  • augmentation de la productivité
  • réduction des coûts
  • accroissement de la vitesse d’exécution
  • augmentation de la satisfaction client
  • davantage d’innovation et de créativité
  • amélioration continue

Mais pour que l’investissement soit possible cela nécessite un leadership, c’est-à-dire une implication totale de l’équipe dirigeante. A cela, il faut ajouter le temps et puis la technologie, cette dernière ne constituant pas l’élément central de la réussite dans la mise en place d’un réseau social. 

Les outils du web 2.0 et leurs limites

Plusieurs outils sont à notre disposition. A chacun correspond un piège, une dérive s’il n’est pas maîtrisé correctement.

Voici ce à quoi il faut faire attention :

  • Annuaire (pages jaunes…) –> contenu
  • Forum –> animation
  • Blogs –> contenu et modération des commentaires
  • Wiki –> quid du produit fini ?
  • Tagging et tagging social –> quel but : surveillance des individus ?
  • Messagerie instantanée –> nuisance
  • Partage et édition de documents –> s’il n’y a pas de leadership, à la fin on aboutit à rien

Toutes les fonctions de l’entreprise sont concernées par ces outils du web 2.0 et par leurs limites.

Pourquoi les réseaux sociaux peuvent ne pas marcher dans l’entreprise ?

3 principales raisons :

– le manque de leadership

– le manque de gouvernance (comment on gère le réseau)

– le manque de confiance

Les dangers des réseaux sociaux

Aujourd’hui, Facebook est devenue la première source d’information d’Al-Quaïda.

Il faut être responsable face à l’usage du net et des réseaux sociaux.

Sur le net, 50 % des infos vous concernant n’émane pas de vous. Or il est très facile de mentir sur le net.

Les réseaux sociaux, et le net en général, soulèvent de nouveaux problèmes d’éthique dont on n’a pas aujourd’hui les solutions.

Un conseil cependant : sur le web, il faut absolument développer son esprit critique. 

Les réseaux sociaux et l’entreprise (1)

J’assistais l’autre soir à une conférence donnée par Dominique Turcq, fondateur de Boostzone*, sur le thème “Réseaux sociaux et entreprise : quels enjeux ?, quelles implications pour le management ?”.

Je vous livre ici les grands points abordés par ce spécialiste des réseaux sociaux.

 

 

Le réseau social est d’abord un outil social et donc un outil intéressant à mettre en place dans une entreprise à partir de… 20 salariés.

 

Travailler ensemble : simple mais pas évident

Or 1er constat : s’il y a bien évidemment une nécessité de travailler ensemble, c’est quelque chose de très difficile à faire, que les collaborateurs ont beaucoup de mal à mettre en pratique.

2e constat : les réseaux sociaux existent depuis toujours.

Et, chose dont je n’avais alors pas véritablement conscience (merci Dominique Turcq de m’avoir ouvert les yeux), nous faisons tous déjà partie d’un certain nombre de communautés et donc de réseaux sociaux.

Syndicats professionnels, assemblée de copropriétaire, clubs de sport, anciens élèves, machine à café (à laquelle il faut ajouter coin fumeur et espace photocopieur)… sont autant de communautés.

 

 

 

 

L’animation : clé du réseau

Avec les communautés, il y a du buzz en permanence. Dans une communauté dépourvue d’animation, il ne se passe rien. Un réseau fonctionne de la façon suivante : il y a ce que le réseau apporte, ce que chaque membre apporte au réseau, ce que les membres s’apportent entre eux, et ce qui permet à tout cela de fonctionner, c’est l’énergie. 

 

 

 

 

George Orwell avait tout faux

Il n’y a pas aujourd’hui de “Big Brother” capable de nous épier, de tout savoir sur nous. Il y a en fait des milliers de “little brothers”.

Nos propres identités sont perturbées. Aujourd’hui, qui n’a pas un avatar ou un pseudo sur le net, pour surfer sur un forum de discussion, pour réagir à un article, pour participer à Second Life ? Il nous faut jongler en permanence entre toutes ces identités.

* Boostzone est un institut de recherche dans le domaine des réseaux professionnels.

Prochain billet : suite de la conférence avec l’intérêt des réseaux sociaux pour l’entreprise.

%d blogueurs aiment cette page :